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Elim. CAN Juniors 2009 : Alain
Gouaméné
(coach des Eléphanteaux)
: «Il faut se battre »
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Eliminatoires CAN Juniors Rwanda 2009
Alain Gouaméné (coach des Eléphanteaux) : «
Il faut se battre »
Reporté pour cause du retard du vol de
l'arbitre central, le match retour
qualificatif pour Kigali opposant la sélection
junior du Burkina Faso à celle de la Côte
d'Ivoire se jouera finalement ce dimanche 12
octobre 2008, au stade du 4 Août de
Ouagadougou, à 16 heures.
Dans cet entretien, le coach des Eléphanteaux
Juniors Alain Gouaméné lève le voile sur
certains aspects de ce match. Le champion de
Sénégal 92 sait que ce match sera dur mais
confiant quant à la victoire. Une victoire
qu’il faut arracher par la bataille.
Entretien.
Votre match va se jouer dimanche finalement.
Le report n'a t-il pas une influence sur votre
stratégie ?
Ce report atténue la pression du match chez
l’ensemble du groupe. La stratégie reste en
place. Après on verra. Ce sont surtout les
joueurs qu’il faut surveiller pour ne pas
qu'ils se dispersent mentalement. On a parlé
aux joueurs. On a joué en Guinée dans les
mêmes conditions. Il y a des signes qui ne
trompent pas. Je crois qu'on va prendre ce
report comme tel.
Y a-t-il quand même quelques inquiétudes ?
Il y a toujours des inquiétudes à l'approche
d'un match. On a vu le stade. Les joueurs ont
eu une séance d’entraînement sur la pelouse
qui est d'ailleurs magnifique. Le reste, c'est
de jouer. Les joueurs sont prêts à faire un
grand match parce que ça va être une lutte,
une bataille. Il faudra être prêts mentalement,
physiquement et techniquement. Sur le plan
technique et physique, mes joueurs sont prêts.
C'est sur le plan mental que nous allons
apporter notre soutien. Je ne peux pas dire
qu'on va être tranquille. Mais ils ont
l'habitude des grands évènements. La plupart
joue en première division, la ligue des
champions et des matchs internationaux. A
partir de là, nous n'avons pas grande chose à
faire. C'est à eux de jouer. Dans le choix des
joueurs, tout est déjà fait. Il y a des gens
qui vont commencer.
L'entraîneur des Juniors burkinabé dit
avoir étudié votre système de jeu basé sur les
côtés. D'autres joueurs seraient venus en
renfort à leur effectif. Avez-vous envisagé
autre chose ?
Nous avons visionné aussi le match après. Il a
parlé à chaud après le match aller. Est-ce
qu'il a vu nos deux couloirs souvent partir ?
Il n'y a pas que le jeu de couloirs. Koffi
Kouassi n'a pas fait un bon match. C'est
pareil pour Gohi Cyriac. Le seul qui a été
efficace est Vamouty. C'est vrai que l’une de
nos forces, c’est le jeu basé sur les
couloirs. On a eu l'apport de Déblé Serges qui
est un très bon avant centre. Gohi Cyriac qui
revient bien. Je crois que dans le milieu, il
faut garder le ballon. Quand on garde le
ballon et qu'on peut jouer vite à une ou deux
touches de balles, je pense que comme le dit
l'entraîneur burkinabé, il sera difficile pour
lui de bloquer les balles. Ils peuvent bloquer
dans les couloirs mais pour les sources de
balles, c'est difficile. Je comprends son
inquiétude. Nous en avons aussi. Ils ont eu
des fermetures à Abidjan, ce n’est pas pareil
parce qu'ils jouaient bien regrouper et la
consigne était qu’il ne fallait pas prendre de
but. Mais ici, ce n’est pas la même chose. Ils
vont jouer leur va-tout. C'est à nous de
profiter un peu des espaces. On peut remodeler
une équipe avant le match. En dix ou quinze
minutes, on peut voir comment le match va
évoluer. On verra les duels gagnés et perdus.
Il faut être prêt pour les duels. Il faut les
gagner. Si tu gagnes les duels, techniquement
tu es supérieur. Je pense qu'on peut jouer
même s'ils veulent bloquer les couloirs.
Contrairement au match aller, vous allez
jouer sur une pelouse plus vaste. Cela ne va
t-il pas jouer sur le rendement des joueurs ?
Ce genre de terrain plus large nous réussit
mieux, surtout sur les côtés. Les terrains de
football sont tous les mêmes. En Guinée, on
avait un stade de dimension identique. Mes
joueurs se sont bien exprimés mais ils ont
fait une mauvaise première mi-temps parce
qu'ils ont manqué d'agressivité. Le terrain
est large ou petit, il faut être agressif sur
le ballon, sur l'adversaire, à la limite de la
faute. Il faut récupérer le ballon et après,
c'est la technique qui prévaut. C'est la
meilleure chose au football aujourd'hui. La
longueur ou la largeur du terrain n'est pas
primordiale pour moi. Je suis d'avis qu'avec
des joueurs plutôt techniques en Côte
d'Ivoire, on devrait jouer sur des terrains
larges.
Au match aller contre le Burkina Faso, il
fallait qu'un de mes joueurs prennent une
décision personnelle, un exploit individuel
pour pouvoir marquer. Mais là, c'est un
travail collectif où il y a du jeu, des
dédoublements, bien de choses à faire. Les
joueurs en sont conscients. Personnellement,
je ne dit pas que je suis tranquille. Mais ça
va être un gros match. Je sais qu'on peut
passer mais pour passer, il faut se battre.
Entretien réalisé par
Ives TIEMELE
Source:
WWW.FIFCI.ORG
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